
Hello Team, aujourd’hui, je veux vous parler d’une salade que j’ai mangée récemment. Rien de compliqué au départ. Mais plus j’y pense, plus je me dis qu’elle raconte beaucoup de choses sur nos habitudes de manger, ici, à Ouagadougou.
Ce qu’il y a dans cette salade
Il y a un peu de tout. De la salade verte, bien fraîche. De la carotte râpée. Du maïs jaune, en grains. Des rondelles de tomates vertes, pas encore tout à fait mûres. Un demi-œuf dur. Et au milieu, du poulet grillé, coupé en morceaux et en lanières. Et puis, des frites. Oui, des frites, mélangées avec tout le reste. On ne s’y attend pas forcément quand on pense à une salade, mais c’est justement ça qui la rend intéressante. Il y avait aussi une petite sauce mayonnaise, pour arroser le tout.
Manger un peu de tout
J’ai tout mélangé en mangeant : le poulet, les légumes, les frites, la mayonnaise. Et je crois que c’est exactement ça, l’idée derrière ce genre de salade. Ne pas choisir entre la viande et les légumes, entre le frais et le gourmand. Manger un peu de tout, en même temps. C’est une habitude qu’on retrouve souvent chez nous, à Ouagadougou. On ne sépare pas toujours les aliments en catégories strictes, “healthy” d’un côté, “plaisir” de l’autre. On mélange plutôt, selon ce qui est disponible, ce qui fait envie, ce qui nourrit bien. Cette salade en est un bon exemple : des légumes crus, une viande grillée, un féculent, de la mayonnaise, tout dans le même repas.
Ce que ça dit de notre alimentation
Cette salade, c’est aussi un petit résumé de notre système alimentaire local. La carotte, le maïs, la tomate, la laitue verte : ce sont des légumes qu’on cultive autour de la ville, notamment grâce aux terres agricoles qui entourent Ouagadougou. Le poulet grillé, lui, vient d’une tradition bien ancrée : les grillades qu’on trouve un peu partout, dans les rues, le soir, sur les braises. Et les frites, elles, montrent bien comment nos habitudes alimentaires se sont transformées avec le temps, en mélangeant des plats plus récents avec des produits plus anciens. On ne rejette pas un aliment parce qu’il est “nouveau” ou “importé” ; on l’ajoute simplement à ce qu’on connaît déjà, et on en fait quelque chose à nous. Ce mélange, finalement, c’est aussi une image de la ville elle-même : plusieurs origines, plusieurs habitudes, qui finissent par cohabiter dans un même repas, sans que ça choque personne. C’est aussi ça, Ouagadougou : une ville où on trouve, à quelques mètres de distance, des vendeuses de légumes frais, des grillades de poulet sur des braises, et des marchands de frites. Chacun avec son savoir-faire, sa clientèle, ses habitudes. Et parfois, comme dans cette salade, tout ce monde se retrouve réuni dans un seul repas, sans qu’on ait besoin d’aller très loin pour ça.
Une habitude de générosité
Ce que j’aime aussi, dans cette façon de manger, c’est la générosité. On ne sert pas une petite portion de salade toute seule. On remplit bien, on ajoute plusieurs éléments, on ne compte pas les ingrédients un par un. C’est une habitude qu’on retrouve dans beaucoup de repas ici : on préfère avoir un peu trop que pas assez, et on partage facilement ce qu’on a. Cette générosité, je trouve, en dit long sur notre rapport à la nourriture. Manger, ici, ce n’est pas juste se nourrir. C’est aussi montrer qu’on prend soin de la personne qui va manger, qu’on ne veut pas qu’elle reste sur sa faim. Même dans un repas préparé rapidement, cette attention reste présente, comme une habitude qu’on ne remarque même plus.
Pourquoi j’ai aimé cette salade
Ce que j’aime, dans cette salade, c’est qu’elle n’essaie pas d’être parfaite selon des règles venues d’ailleurs. Elle a des légumes, beaucoup même. Mais elle a aussi du poulet et des frites, sans complexe. C’est un vrai repas, pas juste un petit accompagnement. Et je trouve que c’est souvent comme ça, chez nous. On ne choisit pas entre “manger léger” et “manger bien”. On fait les deux dans le même repas, avec ce qu’on a sous la main, cultivé pas loin, préparé selon nos habitudes.
Ce que je retiens
Cette salade, avec son poulet, ses légumes et ses frites mélangés, montre bien comment on mange ici : un peu de tout, sans trop se poser de questions, avec ce que la ville et ses environs peuvent offrir. C’était bon, tout simplement. Et ça raconte, à sa façon, une habitude bien de chez nous : manger varié, manger généreux, manger ensemble.
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